Une collecte papiers éco-responsable et bénéficiaire : l’exemple SMITOM-LOMBRIC

16 Décembre 2014

Le Syndicat de collecte et de traitement des déchets ménagers du Centre Ouest Seine et Marnais, mieux connu sous le nom de SMITOM-LOMBRIC, assure la compétence collecte de 27 communes franciliennes. Approche rare dans la région, la collecte papiers est exclusivement réalisée en apport volontaire, synonyme de logistique simplifiée et de bilan financier positif. Présentation et explications en compagnie de Laurence Rossignol, Ingénieur traitement et Stéphanie Clary, Responsable communication du syndicat.

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Quels sont les missions et les territoires du SMITOM-LOMBRIC ?

Laurence Rossignol : "Le syndicat a pour mission d’aider ses adhérents à mettre en place la collecte sélective des différents matériaux recyclables. Il assure historiquement la compétence traitement des déchets ménagers pour 67 communes du Centre Ouest Seine et Marnais, représentant 300 000 habitants. Depuis 2006 et la loi Chevènement, ses 27 collaborateurs assurent également la compétence collecte pour 27 de ces communes (120 000 habitants). Sur ces territoires, la collecte papiers se fait exclusivement en apport volontaire, pour un tonnage annuel supérieur à mille tonnes."
 
Pourquoi avoir privilégié une collecte papiers en apport volontaire et comment a-t-elle été mise en place ?

Stéphanie Clary : "Le principe de collecte sélective était bien implanté pour le verre. Nous avons profité de l’expertise acquise pour étendre la démarche au flux papier, qui présente l'avantage d'être simple en termes d'identification (tous les papiers se trient et se recyclent) et qui gagne à être protégé des souillures. L'implantation de colonnes, majoritairement aériennes, a été réalisée en concertation avec les communes, de façon à proposer une répartition homogène sur l'ensemble du territoire, à la densité d’1 borne pour 500 habitants. Nous avons veillé à rendre ces points d’apport visibles et fonctionnels, tout en évitant au maximum les nuisances pour les riverains."
 
Est-il facile de promouvoir l'apport volontaire vs le porte-à-porte dans un contexte urbain comme celui d'Île-de-France ?

Laurence Rossignol : "L’arbitrage entre porte-à-porte et apport volontaire renvoie aux politiques territoriales et à l’importance donnée par les élus au "service aux particuliers". Mais d’un point de vue environnemental, logistique et économique, l’apport volontaire représente la meilleure solution. Dans notre cas, nous évitons un passage sur la chaine de tri avant envoi au repreneur et réduisons les temps d’immobilisation et de stockage. Résultat : le coût résiduel est inférieur au coût de reprise et le bilan financier positif. Un argument de poids en faveur de l’apport volontaire.  A contrario la collecte en porte à porte permet de capter plus de tonnes mais au prix d’un coût certain pour la collectivité, en particulier de tri et de collecte du gisement."
 
Comment faciliter l’adhésion citoyenne ?

Stéphanie Clary : "Nous communiquons régulièrement sur le sujet. Nous publions ainsi un journal trimestriel, adressé à l'ensemble de la population, qui rappelle l’intérêt d’une démarche de développement durable ainsi que les bonnes consignes de tri. Le site internet du syndicat reprend non seulement ces informations, mais offre également un outil cartographique pour repérer les points d'apport volontaire les plus proches de chez soi.
Nos neuf agents de terrain réalisent quant à eux des tournées de contrôle, pour veiller au respect et à l’entretien des bornes ainsi qu’à la lisibilité des consignes de tri, les adhésifs s'usant avec le temps." 
 
La gestion du parc est-elle compliquée ?

Laurence Rossignol : "Le plus important est de passer en amont une convention multipartite, de façon à cadrer les niveaux d'intervention et les responsabilités de chacun. Le SMITOM-LOMBRIC pilote la collecte, les prestataires la réalisent et récupèrent les éventuels surplus, les municipalités gèrent le nettoyage et l’entretien aux abords des points d’apport volontaire. La communication et les réflexions collaboratives permettent de faire progresser le recyclage en bonne entente avec les communes, même si nous devons parfois insister pour éviter la suppression de colonnes, au profit de leur simple déplacement."