Trivalis et la Vendée : bientôt 100 % d'apport volontaire pour les papiers

12 Novembre 2015

La Vendée se positionne en modèle de développement de la collecte triflux en apport volontaire, avec un objectif 100 % à l'horizon 2017. Une politique qui doit autant aux évolutions nécessaires des infrastructures qu'à une volonté politique de s'engager dans une valorisation optimale des déchets. Eclairage de Gérard Hérault, vice-président du Syndicat mixte Trivalis, en charge du traitement des déchets en Vendée.

Quels sont le périmètre et le fonctionnement de Trivalis ?

Le syndicat départemental de traitement des déchets ménagers de Vendée représente 22 collectivités locales (en attendant les futurs remodelages) et 282 communes rurales et « rurbaines », comme il est désormais coutume de dire. Au total, plus de 650 000 habitants l'hiver et bien plus l'été, du fait d'un fort tourisme côtier qui place le département en 2e position dans le domaine, derrière le Var.
Une grande majorité des communes de la Vendée sont déjà en apport volontaire triflux. Ce dernier se développe depuis plusieurs années avec pour objectif de le démocratiser sur l'ensemble du territoire dès 2017. Une politique éco-responsable liée à la création d'un nouveau centre de tri départemental répondant aux futurs besoins (principalement en matière de tri des plastiques), mais également à une volonté politique soutenue par le civisme citoyen. Les gens sont respectueux des consignes autour desquelles les collectivités communiquent de plus en plus, accompagnées financièrement par Ecofolio et techniquement par Trivalis, via notamment les ambassadeurs du tri et un guide départemental virtuel Trivaoù.

Comment expliquez-vous cette adhésion à l'apport volontaire ?

En Vendée, nous n'avons pas de grande métropole, mais plutôt des petites villes avec des populations réceptives aux messages environnementaux et qui font confiance à leurs élus. Nous avons mis en place une communication visant à expliquer les avantages de l'apport volontaire et de l'homogénéisation des pratiques afin de rationaliser les fonctionnements. Les gens ont très bien compris le principe, d'autant plus que les avantages financiers sont conséquents. Le tri sélectif du papier assure par exemple une revente directe aux repreneurs, sans passage par le centre de tri. Un bénéfice économique aujourd'hui, qui se doublera d'une obligation technique demain : le futur centre de tri départemental ne traitera pas du tout les papiers !

Pourquoi créer un nouveau centre de tri ?

Nos infrastructures commençaient à vieillir. Plutôt qu'une rénovation, nous avons décidé de remplacer les quatre centres de tris actuels (plus un cinquième privé) par un nouveau dispositif, positionné au cœur du département. Ouvert en 2017, il aura la capacité de gérer 30 000 tonnes d’emballages par an et de pouvoir monter à 40 000 tonnes. De quoi réaliser des économies de fonctionnement substantielles par comparaison au système actuel : 2,5 M€ par an ! Sans oublier les gains liés à la valorisation, qui représente l'avenir de la gestion des déchets, dans un contexte où l'enfouissement n'est plus une solution. Avec 100 % de la collecte papiers en apport volontaire, nous marquerons une nouvelle étape de l'essor du développement durable en Vendée.