Éléments perturbateurs du recyclage : les bénéfices des solutions alternatives

6 Juillet 2015

Les programmes d’études menés par Ecofolio le confirment : il existe des alternatives à la majorité des éléments perturbateurs du recyclage, dont certaines moins coûteuses. Un moyen simple d'allier économies et éco-conception.

« Produire plus économique et plus écologique n'est pas une utopie, mais le résultat d'une remise en question profonde de ses pratiques ». Telle est, en résumé, la conclusion de l'étude Ecofolio 2014 sur l'évaluation des coûts liés à la production et à la mise en œuvre de substituts des éléments perturbateurs du recyclage (EPR). 

Le dernier bilan du Barème Eco-Différencié démontre que les adhérents d’Ecofolio sont de plus en plus investis dans l’éco-conception de leurs supports. Or, l’étude réalisée par le BIPE, cabinet de conseil en analyse stratégique et prospective économique, livre un enseignement clef : « Des alternatives existent pour la majorité des EPR pour les adhérents qui souhaitent améliorer la recyclabilité de leurs produits en papier ». Et lorsqu’aucune alternative technique et économique n’est disponible, comme cela peut-être le cas pour le kraft ou les films plastiques, il est alors préconisé d’y recourir essentiellement en cas de réel besoin fonctionnel.

Trouver l'équilibre entre qualité, fonction et coût

Le choix des composants d’un produit imprimé découle des réponses à 3 questions majeures qui influencent les méthodes d’impression, de finition et de distribution, et les consommables utilisés : Qui sont les destinataires du produit ? Quelle est l’utilisation du produit ? Comment l’imprimeur et le façonneur peuvent-ils prendre en compte la demande ? 
« Développer une réflexion sur les changements de pratique est le meilleur moyen d'obtenir une réduction de son éco-contribution sans accroître les coûts de production », estime l'étude, qui envisage deux approches : accepter de ne plus utiliser certains éléments perturbateurs du recyclage ou utiliser des alternatives réalistes. Une quinzaine de ces alternatives sont identifiées et présentées dans la synthèse publique de l'étude, en fonction de leur disponibilité et de leur coût. Autant de pistes pour modifier son approche sur l'éco-conception et ses bénéfices.