Une fois collectés, les déchets suivent différents traitements, avec ou sans valorisation, c’est-à-dire avec ou sans production de matière ou d’énergie.
La politique de gestion des déchets ménagers, initiée par les pouvoirs publics dans le respect du cadre réglementaire, oblige les collectivités locales à privilégier la valorisation des déchets.
La loi de programmation dite Grenelle, actuellement examinée par le Parlement, vient encore renforcer cette logique.
La valorisation peut prendre plusieurs formes selon le type de déchets :
Le compostage : fermentation aérée contrôlée qui permet la production d'un composé organique, le compost. Ce dernier peut être valorisé dans l'agriculture, notamment pour régénérer les sols.
La méthanisation : procédé de fermentation sans insufflation d'air. On récupère un dégagement de biogaz.
Les autres types de traitement :
Pour visualiser l'animation de l'Ademe sur les différents modes de traitement , cliquez ici.

Plus de la moitié des déchets entrant au sein d’une installation de traitement d’ordures ménagères sont valorisés en 2006.
Comparée à 2004, la part de l’incinération avec valorisation énergétique diminue au profit du stockage et du compostage.
Les quantités entrantes en centre de tri ne varient pas entre 2004 et 2006.

Selon l'IFEN, en 2004, les acteurs économiques français ont dépensé plus de 11 milliards d'euros pour la gestion des déchets, soit une hausse de près de 5% par rapport à 2003.
Cette augmentation est due en partie à l'accroissement des investissements dans le secteur (1,6 milliards d'euros en 2004), notamment pour mettre en conformité les incinérateurs.
La dépense courante (9,5 milliards d'euros) est financée à 59% (soit 5,2 milliards d'euros) par les ménages et les collectivités.
La taxe (TEOM) ou la redevance (REOM) d'enlèvement des ordures ménagères couvrent 86% de cette dépense (Source Ademe).
Les papiers sont recyclables 5 fois. Si vous imprimez, n'oubliez pas de les trier.