
Les centres de tri
Etape du périple des papiers vers ses nouvelles vies, le centre de tri prépare les déchets au recyclage.
Du bac au centre de tri
Les centres de tri reçoivent les déchets issus de la collecte sélective. Une fois collectés par les services municipaux, les déchets sont transportés jusqu’au centre de tri par des camions-bennes. Lorsque les déchets sont collectés séparément, il existe un camion réservé aux déchets non recyclés, un pour le verre, un pour les emballages et un pour le papier.
Dans les premières usines de traitement des ordures ménagères de la fin du XIXe siècle, le tri se faisait manuellement. En France, les villes pionnières de la collecte sélective des papiers et cartons en 1974 sont Le Havre et La Rochelle. Il existe actuellement 266 centres de tri multi-matériaux de collecte sélective. Parmi les déchets traités, 60 % sont des papiers.
La moitié du parc des centres de tri de collecte sélective des ménages est privée, l’autre est sous maîtrise d’ouvrage public (la moitié exploitée par un établissement public, l’autre moitié déléguée à un exploitant privé).

On distingue 4 types de centres, aux caractéristiques distinctes selon la quantité de déchets qu’ils traitent, leur degré d’automatisation et leurs performances de tonnages triés :
- le type 1 est manuel ;
- le type 2 est faiblement mécanisé ;
- le type 3 est mécanisé ;
- le type 4 est très automatisé.
Les plus gros centres de tri sont ceux qui traitent le plus de déchets, et les plus récents sont les plus modernes et les plus automatisés.
Comment fonctionne un centre de tri ?
Les camions-bennes, une fois arrivés au centre de tri, déchargent (ou « dépotent ») les déchets sur le quai de déchargement où, après avoir été pesés, ils sont contrôlés puis stockés avant de passer sur les tapis de tri. L’aire de stockage peut accueillir jusqu’à trois jours de collecte et stocker les différents flux entrants.
Les déchets passent ensuite dans une trémie d’alimentation pour être transportés vers la cabine de tri. Un pré-tri manuel est effectué pour préparer le traitement mécanique. Cette opération vise à éliminer les résidus indésirables, tels que les matériaux recyclables et les matériaux non traités sur la chaîne de tri du papier, comme les grands cartons ou le verre.
Intervient alors le premier tri mécanique effectué par deux séparateurs à disques, qui séparent les matériaux en deux flux distincts : les corps plats (journaux, papiers, cartonnettes) et les corps creux (bouteilles, boîtes, canettes).
Un deuxième tri mécanique basé sur un système d’aimantation est opéré pour débarrasser le flux des déchets contenants du fer. Le tri mécanique se présente sous plusieurs formes :
- l’overband : les métaux ferreux (acier) sont extraits par alimentation ;
- les machines à courant de Foucault : les métaux non ferreux (aluminium) sont extraits du flux des déchets ;
- les cribles ;
- le tri aéraulique : les déchets sont séparés par insufflation d’air en fonction du poids et de la densité.
Il est également possible de recourir au tri optique, qui peut fonctionner par reconnaissance et analyse d’images (sélection selon la forme ou la couleur), spectrométrie de masse (sélection selon la densité), par rayons infra rouge, utile pour les fibres cellulosiques, ou bien par rayon X.
Tri positif ou tri négatif ?
Les déchets défilent sur une table de tri selon deux options : tri positif ou tri négatif. Le tri positif consiste à prélever d’un flux de déchets la part valorisable souhaitée. Le rendement est faible mais la qualité des produits triés est élevée. Le tri négatif consiste quant à lui à extraire du flux une ou plusieurs fractions de déchets indésirables, appelés refus de tri, pour ne conserver en bout de ligne que la fraction valorisable. Si là le rendement est plus important, la qualité pour sa part est moindre.












