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Les papiers et vous

Mille et un usages du papier


L’écrit et le papier font partie intégrante de notre société.

Les évolutions technologiques ont permis la naissance de nouveaux supports mais le papier demeure indispensable.
Ainsi les mémoires et thèses doivent encore être imprimés. Il en est de même pour les dossiers de plaidoirie.

 

 

 

 

 

 

Répartition des produits graphiques

En 2007, 4,8 millions de tonnes de produits graphiques ont été produites (étude Ademe, Synthèse Papiers graphiques, données 2007). Elles se répartissent comme suit :

 

  • Presse payante et gratuite, journaux et magazines : 33%
  • Editions publicitaires (imprimés et catalogues, adressés, distribués non adressés et mis à disposition) : 28%
  • Annuaires : 2%
  • Livres : 7%
  • Papiers bureautiques : 21% (dont 3/4 de ramettes A4 et A3 de papier)
  • Articles façonnés : 7%
  • Autres papiers (chèques, affiches, calendriers, cartes postales...) : 2%

 

Rentrons à présent plus en détail dans les usages qui en sont faits en France…

 

Les usages du papier

La presse

Le premier périodique français, La Gazette, est créé en 1631 par Théophraste Renaudot. Quant au premier quotidien, il verra le jour en 1777. Il s’intitule Le Journal de Paris.
Au fil des siècles, la presse va alterner entre périodes de libéralisation et périodes de censure. Ainsi, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame en 1789 « la libre communication des pensées et des opinions » comme l’un des droits les plus précieux. Mais dès 1800, un arrêté du Premier consul rétablit la censure. La loi sur la liberté de la presse est promulguée en 1881. Mais en 1914, puis en 1939, la censure est à nouveau rétablie.

 
 

C'est bon à savoir !

Les chiffres de la presse

 

17.000 titres différents (source OJD)

Chiffre d'affaire en 2007 : 10,5 milliards d’euros (réalisé par 25% des titres)

Le XIXe siècle est sans conteste l’âge d’or de la presse écrite. Grâce aux progrès techniques, les tirages augmentent considérablement. En parallèle, le niveau d’instruction des Français s’élève. La presse devient alors une véritable industrie. Le métier de journaliste et les agences de presse font leur apparition.

Le XXe siècle voit apparaître les grands reporters, des explorateurs qui explorent le monde et font parvenir des reportages passionnants aux journaux pour qui ils travaillent.

L'apparition de la radio va bousculer la presse écrite.

Autre sujet important et sensible en France : la concentration de la presse (concentration de la propriété des entreprises et concentration du contenu rédactionnel). Une loi de 1984 va limiter la concentration et va assurer la transparence financière et le pluralisme des entreprises de presse. Elle sera assouplie en 1986.

Dernier grand phénomène : l’apparition à partir de 2002 dans plusieurs grandes villes de France de journaux d'information gratuite, communément appelés « gratuits ». Totalement financés par la publicité, ces journaux sont distribués ailleurs que sur les points de distribution traditionnels.

 

 

Les éditions publicitaires

Les publicités papier : un support de communication très utilisé.

En témoignent les multiples canaux de distribution : publipostages, distributions à la main, mises à disposition dans les lieux publics et les points de vente.

Autre technique, plus récente : le street marketing, ou marketing de rue en français.

L’objectif est de distribuer des supports publicitaires en créant l’événement, la surprise, pour marquer les esprits des consommateurs et se démarquer.

 
 

C'est bon à savoir !
Les Français et la publicité

Une étude récente sur l’intérêt des Français pour les prospectus (institut PLM Marketing Research) montre que moins d’un Français sur cinq jette systématiquement les prospectus qu’il reçoit. Autre résultat : « Si un peu plus de 20 % déclarent tout conserver et tout lire par habitude ou par besoin, 61 % des personnes interrogées opèrent un tri et ne conservent que les imprimés qui comportent un quelconque intérêt ».  

  

 

Les annuaires

Mis à jour annuellement, les annuaires sont des publications regroupant des informations sur les membres d’une structure professionnelle, administrative ou associative, ou sur les abonnés à un service. Le plus connu sur le territoire français est l’annuaire téléphonique.

On peut considérer que les premiers annuaires sont les héritiers des almanachs apparus à partir du Moyen Âge. L'Almanach royal, d’abord édité pour Louis XIV, liste ainsi les hauts fonctionnaires de l'État et les professeurs des universités. Véritable annuaire de l’administration française, il perdure jusqu’en 1913.

 
 

C'est bon à savoir !
Ancêtres célèbres


 

 

- L’Almanach de Gotha, édité en 1763, qui regroupe des informations sur les familles royales d'Europe.

- L'Almanach du commerce et de l'industrie de Sébastien Bottin. Ce dernier donne son nom à ce type de publication.

 

 

Les livres

Le plus ancien livre imprimé  et encore conservé date de 868 et a été retrouvé en Chine.
En Europe, il faut attendre l’invention des caractères mobiles d’imprimerie par Gutenberg. Sa première publication, en 1453,  est célèbre. Il s’agit de la Bible à quarante-deux lignes en langue latine. C’est une véritable révolution. Le livre n’est plus un objet unique, recopié à la main, il peut désormais être reproduit en de nombreux exemplaires.
Le premier livre imprimé en français est La Légende dorée de Jacques de Voragine en 1476.
La deuxième révolution du livre aura lieu au XIXe siècle avec l’invention de la presse à imprimer et d’un nouveau moulin à papier fonctionnant tout deux à la vapeur. L’édition devient alors industrielle et le livre entre dans l’ère de la consommation, en même temps que l’alphabétisation progresse.

 
 

C'est bon à savoir !
Les chiffres de l'édition

Production française en 2007 : 63.761 titres
Tirage moyen en 2006 : 8.151 exemplaires
Nombre de titres disponibles en 2007 : 565.000 références
16.604 salariés en 2005

Chiffre d’affaire des éditeurs en 2006 (ventes de livres et cessions de droits) : 2.791 millions d’euros
Pilon et rebut : 9% (25.000 tonnes) selon une estimation de l’Ademe, 2006.

 

 

Les papiers bureautiques

Le produit le plus utilisé au bureau est la ramette de papier dans son format quasi universel (21 x 29,7 cm). Ce support est devenu un véritable produit de grande consommation.

Mais son utilisation peut être excessive. La consommation d’un employé de bureau en France est estimée à 75 kg par an (source Ademe, 2005).

Un autre chiffre marquant : en France et en Europe en moyenne, nous imprimons  presque 30 pages par jour !
Il est donc important de raisonner notre consommation de papiers de bureau.

 
 

C'est bon à savoir !
Quelques bons réflexes à avoir :

Imprimer en recto/verso.
Compiler des données afin d'imprimer des pages pleines.

 

Des initiatives à saluer : les entreprises s'engagent !
Selon une étude de l’institut BRBM de 2008, 47% des PME interrogées affirment avoir une politique de réduction de l'utilisation du papier et 15% d’entre elles utilisent du papier recyclé.
La prévention des déchets est un enjeu crucial pour préserver l’environnement et économiser les ressources naturelles. Comme les particuliers dans leur quotidien, les entreprises doivent désormais intégrer cette donnée dans le pilotage global de leur activité.

 

 

Documents d'entreprises

On entend par là tous les documents dont les entreprises, les commerçants, les associations, les centres culturels ont besoin pour leur communication : plaquettes publicitaires, catalogues, outils de vente, publications d'entreprise, rapports annuels, rapports d’activité…

 

 

Les "papiers spéciaux"

Il existe de très nombreuses autres utilisations du papier.
On les regroupe sous le terme « papiers spéciaux ». En voici une liste non exhaustive :
  • Le papier peint
  • Les papiers à usages sanitaires et domestiques : mouchoirs, serviettes, essuie-mains, papier hygiénique…
  • Le papier à cigarette
  • Les papiers à usage fiduciaire (papiers d’identité, billets de banque, chèques…)

Arrêtons-nous un instant sur l’histoire de l’un de ces papiers spéciaux, le billet de banque.

 
 

Zoom sur l’histoire du billet de banque en France

 

En créant la Banque de France, en 1800, Bonaparte invente aussi le billet. L’objectif annoncé : favoriser la reprise de l’économie. Pour y parvenir, la Banque de France doit réussir à donner confiance dans la monnaie de papier.
Pas simple ! Car le billet de banque doit être à la fois le symbole de la nation, un produit de consommation courante et un objet de valeur. Il se doit donc d’être exceptionnellement solide puisque quotidiennement manipulé et parfaitement inimitable.
La qualité du papier est de ce fait fondamentale. C’est pourquoi la Banque de France, après s’être fournie auprès de papetiers privés, décida de créer sa propre papeterie. Aujourd’hui située à Vic-le-Comte, cette dernière fabrique toujours nos billets de banque.
Au fil des décennies, son aspect a beaucoup changé. Cela s’explique par les progrès techniques mais aussi par l’évolution des goûts. Parce qu’il est le symbole du génie culturel français, la Banque de France a toujours fait appel à de grands peintres et artistes pour l’illustrer.