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Les papiers et vous

Comment on fait les papiers ?
 

 

Le papier est d’origine végétale.

On le fabrique principalement à partir de fibres de celluloses mises en suspension dans de l'eau, puis égouttées sur une surface plane.

Quel que soit le procédé employé, cellulose seule ou autres matières ajoutées comme la laine, la soie…, c'est la mise en suspension dans l'eau des fibres et leur égouttage qui font le papier.

 

 

 

 

 

Matière première

De nos jours, les trois matières premières utilisées pour la pâte à papier sont les chiffons, le bois et le papier recyclé.

La molécule de cellulose qui les constitue forme des fibres essentielles à la fabrication du papier.
Les deux principales sources de cellulose sont le bois et le papier recyclé. Le coton présent dans les chiffons est utilisé pour le papier de qualité comme les billets de banque. D’autres matières, moins connues, comme le chanvre et le lin, peuvent également être utilisées.

 
 

C'est bon à savoir !

 

 

 

Au cours des dernières décennies, la fabrication du papier a connu trois évolutions majeures : l’utilisation massive des bois de feuillus, le recyclage des papiers et l’utilisation de "techniques propres" pour le blanchiment des pâtes à papier, réduisant ainsi l'impact sur l’environnement.

 

Processus de fabrication

Artisanal
Les artisans fabriquent le papier avec des matériaux d’origine et des techniques anciennes. Ils utilisent généralement des copeaux de bois et de l’eau. Le bois peut être remplacé par d’autres végétaux : lin, coton, herbe, ortie...
Pour aller plus loin

 

Industriel

Le schéma représente les différentes étapes de la fabrication du papier :

 

 

Source : Copacel

 

 

La préparation de la pâte : on met en suspension dans l’eau les balles de pâte à papier, issues de bois ou de "vieux papiers" récupérés, dans de grands récipients tournant à grande vitesse que l’on appelle « pulpeurs ». Ce brassage permet de séparer les fibres.

L’épurateur : on débarrasse la pâte des substances indésirables (agrafes, plastique…). Plus la qualité du papier à fabriquer est élevée, plus les opérations de traitement sont nombreuses.

 
 

C'est bon à savoir !

 

Le grammage :
Unité de mesure utilisée en imprimerie. Il s'agit du poids d'une feuille de papier en gramme au mètre carré. Plus le grammage est important, plus le papier est épais.

 

Le raffineur : avec de l’eau, on gonfle les fibres pour favoriser leur enchevêtrement.
Les circuits de tête de machine : la caisse de tête, sorte de longue boîte sert à répartir uniformément la pâte sur la table de formation. L’eau s’égoutte à travers la toile formant ainsi le matelas fibreux.
Les presses : la feuille qui se forme passe dans les presses où elle est essorée au maximum.

La sécherie : la feuille est séchée en passant entre des cylindres chauffés à la vapeur.
L’enduction : on dépose sur une ou deux faces du papier un enduit qui permet une meilleure reproduction des impressions.
La finition : après séchage, la feuille de papier est bobinée après avoir subi ou pas des opérations d’amélioration de sa surface pour augmenter la brillance du papier.

Le papier est alors prêt et peut être envoyé aux imprimeurs et papetiers.

 

Les usages des papiers graphiques

Ces papiers sont omniprésents dans notre quotidien. Ce sont les journaux, les magazines, les prospectus, les catalogues, les cahiers… le champ d’intervention d’EcoFolio.

 

Le papier journal est utilisé pour l’impression des journaux. Il se caractérise par sa résistance, sa grande absorption de l’encre et son séchage rapide. Il peut être blanc ou coloré selon une teinte très précise.


Le papier d'impression-écriture est le papier des ramettes de photocopies, de la papeterie. Il sert aussi pour les livres, les prospectus publicitaires… Il y a deux grandes catégories de papiers d’impression-écriture :

 

  • Le papier non couché : c’est un papier non apprêté, qui sert principalement pour l’impression bureautique et l’écriture.
  • Le papier couché est un papier plus « travaillé », souvent plus brillant. Il est utilisé pour des impressions de qualité, comme la quadrichromie. Il regroupe le papier satiné et le papier glacé.
 
 

C'est bon à savoir !

 

Typologie des papiers
Quelques exemples :
Papier à cigarette : 10 à 30 g/m²
Papier de soie : 15 à 30g/ m²
Papier bible : 25 à 36g/ m²
Papier journal : 52 g/m²
Papier d’impression ou d’écriture : 80 à 90 g/m²
Papier photographique : 72 à 200 g/m²
Carte postale : 300-350-400 g/m²


Pour en savoir plus sur toutes les utilisations possibles des papiers à usages graphiques, voir le chapitre « Les mille et un usages du papier ».