La Foliosphère
Les déchets (4/4)
Typologie des modes de traitement et chiffres
Une fois collectés, les déchets suivent différents traitements, avec ou sans valorisation, c’est-à-dire avec ou sans production de matière ou d’énergie.
La politique de gestion des déchets ménagers, initiée par les pouvoirs publics dans le respect du cadre réglementaire, oblige les collectivités locales à privilégier la valorisation des déchets.
La loi de programmation dite Grenelle, actuellement examinée par le Parlement, vient encore renforcer cette logique.
La valorisation peut prendre plusieurs formes selon le type de déchets :
- La valorisation matière, ou recyclage, consiste à réintroduire de façon directe un déchet dans un cycle de production dont il est issu en remplacement total ou partiel d'une matière première vierge. C’est le cas du papier recyclé (Il n'existe pas de définition légale du papier recyclé. Sa composition relève de normes et de certifications).
- La valorisation organique peut produire de la matière, c’est le cas du compostage ou de la méthanisation.
Le compostage : fermentation aérée contrôlée qui permet la production d'un composé organique, le compost. Ce dernier peut être valorisé dans l'agriculture, notamment pour régénérer les sols.
La méthanisation : procédé de fermentation sans insufflation d'air. On récupère un dégagement de biogaz.
- La valorisation énergétique, quant à elle, peut prendre la forme d'une incinération avec récupération d'énergie ou d'une thermolyse (décomposition chimique par la chaleur).
Les autres types de traitement :
- L'incinération simple sans récupération d’énergie : elle conduit à une forte réduction des volumes des déchets et à une minéralisation (transformation en une substance minérale) de ceux-ci.
- La mise en décharge, ou enfouissement depuis le 1er juillet 2002, est réservée aux déchets dits « ultimes ». À cette définition volontairement ouverte correspond, sur le terrain, une réalité différente en fonction des situations locales. Est « ultime », au sens du Code de l’environnement, un déchet « qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment ».
Pour visualiser l'animation de l'Ademe sur les différents modes de traitement , cliquez ici.
Que deviennent les ordures ménagères collectées ?
Plus de la moitié des déchets entrant au sein d’une installation de traitement d’ordures ménagères sont valorisés en 2006.
Comparée à 2004, la part de l’incinération avec valorisation énergétique diminue au profit du stockage et du compostage.
Les quantités entrantes en centre de tri ne varient pas entre 2004 et 2006.
Quelle est la dépense nationale liée à la gestion des déchets ?

Selon l'IFEN, en 2004, les acteurs économiques français ont dépensé plus de 11 milliards d'euros pour la gestion des déchets, soit une hausse de près de 5% par rapport à 2003.
Cette augmentation est due en partie à l'accroissement des investissements dans le secteur (1,6 milliards d'euros en 2004), notamment pour mettre en conformité les incinérateurs.
La dépense courante (9,5 milliards d'euros) est financée à 59% (soit 5,2 milliards d'euros) par les ménages et les collectivités.
La taxe (TEOM) ou la redevance (REOM) d'enlèvement des ordures ménagères couvrent 86% de cette dépense (Source Ademe).









